Hiatus, lacunes et absences : identifier et interpréter les vides archéologiques
31 mai-4 juin 2021 Toulouse (France)

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Les différentes sessions, communications et posters seront regroupées autour de plusieurs thématiques en lien avec le thème général du congrès : « Hiatus, lacunes et absences : identifier et interpréter les vides archéologiques ». Ces thématiques sont les suivantes :

Le manque de temps : hiatus et ruptures dans les stratigraphies et les chronologies

Il est une difficulté importante en archéologie : le temps est un continuum, mais sa matérialité ne se fossilise que de manière discontinue. Pour rester dans le champ de l’humain, nombre d’actions ne laissent pas ou peu de traces, de même que les produits matériels qui relèvent de ces actions. Le temps fait aussi son « œuvre » avec la dégradation des matériaux, l’érosion des sols et des couches d’occupation…

En archéologie, comment aborder le temps en considérant ces vides, sachant qu’ils sont difficiles à caractériser et que cela peut paraître ingrat ? En effet, la tentation peut être d’aborder les données archéologiques collectées pour de longues séquences chronologiques comme s’il s’agissait de séries plus ou moins continues, surtout si ces données sont très abondantes. Dans ce cas, les hiatus tendent à être minorés ou mal interprétés. C’est pourquoi Dans l’historiographie de la Préhistoire et de la Protohistoire, certaines époques, telles que le Mésolithique ou l’âge du Bronze, ont été identifiées plus tard que d’autres, ou considérées comme moins importantes. Parce que leur durée avait été minimisée, des séquences évolutives manquantes ou mal fossilisées ont pu aussi être interprétées à tort comme des moments brefs de rupture d’une époque à une autre. Nos périodisations conventionnelles, héritées du XIXe et du XXe s., conservent encore la mémoire de ces hiatus : ces derniers ont en effet souvent servi d’appui pour découper en tranches chronologiques le continuum du temps.

Aujourd’hui, l’affinement des méthodes de datation absolue ou les analyses de plus en plus fines des dynamiques sédimentaires permet de mieux cerner ces vides dans le temps et, en corrollaire, d’affiner l’interprétation des séquences dans lesquelles ils s’inscrivent.


Entre attirances et répulsions : réseaux et frontières

Les notions de « réseaux » et de « frontières » sont particulièrement significatives pour qui s’intéresse à l’espace dans lequel les sociétés du passé se sont développées et plus largement pour qui s’intéresse aux questions de géographie culturelle. L’une des principales préoccupations des premiers préhistoriens s’est longtemps centrée sur l’ordonnancement du temps, superposant ainsi les notions de « culture » et de « période ». Dès le milieu du XXe siècle, la reconnaissance de phénomènes plus complexes et en particulier le développement synchrone de traditions techniques distinctes a entrainé l’identification de « faciès régionaux » ou encore de « cultures régionales ». L’essor de ces recherches a alors eu comme corolaire le développement de la notion de frontière, délimitant ainsi ces entités nouvellement définies. Plus récemment, la notion de réseaux est venue se greffer, entrainant une perception plus dynamique de l’organisation sociale des groupes humains et notamment une compréhension plus fine des interactions sociales intra- et inter-groupes au sein d’un espace géographique.
Néanmoins, si l’on accepte l’idée selon laquelle le territoire se définit à différentes échelles – « territoire d’approvisionnement » où l’on puise dans les ressources du milieu, « territoire culturel » où évoluent des groupes unis par un mode de pensée et d’expression symbolique, « territoire d’échange » où s’opère la transmission de matières premières, de savoir-faire ou de nouvelles idées – comment, dans ce cas, se caractérise la notion de frontière ? Comment identifier des réseaux de circulation, d’échange ou de transfert au sein d’une géographie culturelle aux contours mouvants ? Quelles sont les raisons qui amènent les acteurs d’un réseau à transgresser les frontières des aires culturelles définies ? Enfin, les réseaux à l’œuvre dans de vastes espaces géographiques comportent également de nombreux vides : comment interpréter ces phénomènes d’un point de vue anthropologique ?
Cette thématique a pour objectif de montrer de quelle manière on peut rendre compte des liens invisibles qui régissent tout ou partie de l’organisation sociale des groupes pré- et protohistoriques à partir de faits archéologiques tangibles. Si le développement de nouvelles méthodologies et des outils de modélisation montre leur efficience, la généralisation voire la systématisation des analyses typo-technologiques et l’application du concept de chaîne opératoire, le renforcement de certaines approches (i.e. analyse des provenances des matières premières) permettront également de percevoir comment s’articulent les faits archéologiques et les faits sociaux au sein d’espaces géographiques aux contours désormais absents, disparus de notre champ de vision.  


Les espaces vides : preuves d'absences ou absences de preuves ?

Les cartes de répartition de sites pré- et protohistoriques présentent bien souvent des densités très contrastées, avec des zones de semis serré côtoyant des quasi-déserts archéologiques. Partout ces déséquilibres suscitent les mêmes interrogations : reflètent-ils des réalités de peuplement, une conservation différentielle des gisements, un biais de prospection et de diagnostic des sites et des séries, voire simplement l’intensité plus ou moins grande de l’activité archéologique et de la diffusion des résultats ? Ces questions se retrouvent à toutes les échelles géographiques, de la plus locale (pourquoi, au sein d’un même territoire, certaines implantations de sites semblent-elles privilégiées ?) à la plus globale (pourquoi certaines parties du monde sont-elles surreprésentées dans l’écriture des grands scénarios de la préhistoire humaine ?). Plusieurs évolutions en cours depuis des années dans notre discipline ont changé notre manière d’aborder ces problèmes. Le développement des approches géomorphologiques a considérablement enrichi notre compréhension des potentialités de préservation des sites suivant leur contexte naturel. L’afflux de données issu de l’archéologie préventive, mais aussi le réexamen et de nouvelles datations mieux contrôlées de séries anciennes mal attribuées, ont modifié notre vision du peuplement ancien de nombreux territoires. Enfin, l’internationalisation de la recherche place désormais au premier plan de la pré- et protohistoire mondiale des régions jusque-là tenues pour marginales. Ce travail de déconstruction de nos lacunes géographiques nous rapproche paradoxalement de l’identification des « vrais » vides archéologiques : ceux qui résistent à l’analyse.


L’architecture invisible : identifier les constructions non minérales

Parmi les productions matérielles qui constituent les traces archéologiques les plus flagrantes des sociétés du passé, les aménagements architecturés occupent une place de choix. Cela est particulièrement vrai pour les constructions les plus monumentales qui, telles que Stonehenge (Angleterre) ou Mycènes (Grèce), sont en grande partie à l’origine même de notre discipline. Ces édifices de pierres n’apparaissent toutefois pas avant le Néolithique, et plutôt dans ses stades relativement récents malgré quelques exceptions telles la tour de Jéricho (Cisjordanie) ou les édifices cultuels de Göbekli Tepe (Turquie).Les constructions pré- et protohistoriques étaient généralement plus modestes et légères. Jusqu’à l’émergence et à la généralisation de la sédentarité, la mobilité nécessaire des groupes impliquait des constructions de bois, de peaux, de végétaux voire de matières osseuses. Tous ces matériaux ne laissent que peu de trace, le plus souvent indirectes, dans les gisements archéologiques : trous de poteau, calages de pierres, effets de parois, etc. Avec l’émergence de villages plus pérennes dans les territoires, l’emploi de la pierre et surtout de la terre (sous ses différentes formes : brique, pisé, torchis) est venu enrichir ce registre technique. Mais là encore, les vestiges de ces aménagements sont rarement conservés et restent difficiles à identifier. Finalement, l’architecture des sociétés pré- et protohistoriques d’Europe occidentale, qu'elle soit domestique ou non, demeure assez évanescente et difficile à caractériser en détail. De nombreux progrès méthodologiques et techniques réalisés durant les dernières décennies permettent toutefois d’améliorer significativement nos connaissances et montrent toute la richesse et la diversité des choix architecturaux des sociétés passées. Cette thématique a pour objet d’aborder ces questions des constructions non minérales autour notamment de trois aspects : l’étape d’acquisition des données, la question de la démonstration des faits archéologiques et celle de la restitution des constructions.


Structures de sociétés

Une fois dépassé le temps des descriptions et du classement des objets, l’archéologie s’est résolument tournée vers les approches sociales. Déchiffrer les structures et la diversité des interactions individuelles et collectives, identifier des différences de classe, d’âge ou encore des comportements liés au genre… Autant d’ambitions pour lesquelles les recherches en Pré- et Protohistoire ont développé des approches spécifiques qui s’enrichissent désormais d’un dialogue nécessaire entre sciences de l’humain et science de la vie. Envisager les transmissions inter-personnelles et les processus d’acquisition d’habiletés ne peut s’extraire d’une réflexion sur les capacités cognitives. Appréhender les catégories sociales s’enrichit des analyses de parentés et de sexe. Saisir les interactions populationnelles et les structures de peuplement bénéficie des analyses paléogénétiques… Dans ce champ d’investigation, les chercheurs doivent également s’émanciper des carcans interprétatifs, parfois inconscients, imposés par les modèles sociaux de leur époque. Par cette matrice disciplinaire, il est ainsi possible d’éclairer les fondements sociaux à première vue invisibles de notre passé pré- et protohistorique.


La mort évanescente : quelles pratiques funéraires pour les aires et périodes pauvres en sépultures ?

La conscience de la mort fait partie des universaux qui distinguent les sociétés humaines. Les premières sépultures assurées, datées d’environ 100 000 ans, en sont la manifestation la plus tangible. Même si la portée exclusivement hygiéniste du geste ne peut être écartée, elles traduisent vraisemblablement d’abord un soin apporté au devenir du cadavre, en lien avec une pensée symbolique. Elles résultent de ce que les archéo-anthropologues appellent des « gestes funéraires », c’est-à-dire des pratiques appliquées aux cadavres afin que les vivants fassent leur deuil et que l’enveloppe charnelle du défunt soit traitée selon des rites conformes à l’idée qu’une société se fait de la mort.
En archéologie pré- et protohistorique, les sépultures ne sont pas toujours évidentes à reconnaître et certaines aires chrono-culturelles en sont particulièrement démunies, spécialement avant le Néolithique. Bien souvent, les morts font défaut alors que les vestiges matérialisant l’existence des vivants peuvent être nombreux. Cette absence ou rareté des sépultures pré- et protohistoriques interroge. Comment interpréter ces lacunes ? Est-ce l’effet d’une mauvaise conservation des lieux de sépulture et de leur extrême dispersion ? Ou bien est-ce le reflet de pratiques qui ne laissaient que peu ou pas de traces à l’issue des funérailles ? Les pratiques funéraires qui ont laissé des traces archéologiques n’étaient-elles réservées qu’à une partie minoritaire de la société et, si oui, laquelle ? A l’inverse et en s’appuyant sur le « recrutement funéraire » des gisements sépulcraux, peut-on mieux cerner le monde des invisibles, c’est-à-dire de ceux qui n’ont pas laissé de traces funéraires ?
Au-delà de ces interrogations, les lacunes de la documentation archéologique invitent également à reconsidérer les vestiges les plus discrets : les ossements humains sont assez fréquents dans les contextes a priori non funéraires. Les os erratiques dans les habitats, ou les corps humains mis au jour dans des silos, des fossés, en sont de bons exemples. Hors des tombes et des nécropoles gisent des indices qui peuvent aussi nous informer sur les pratiques funéraires et les rapports que les sociétés anciennes entretenaient avec la mort comme avec ce que l’on appelle désormais l’après-mort.


Productions artistiques et symboliques

Supports probables de la transmission des mythes, signes d’appartenance ou de statut au sein du groupe, les manifestations symboliques témoignent également du lien discret manifestant la cohésion sociale et culturelle unissant, parfois sur de vastes espaces, les communautés humaines. Elles ouvrent, de fait, des voies d’interprétation sur les comportements humains et les structures de pensée autrement inexplicables.

Ainsi, dans de grands réseaux souterrains ornés de peintures ou gravures, on constate de façon systématique la présence de parois aptes à recevoir des représentations mais qui n’ont jamais été utilisées. En revanche, de véritables palimpsestes recouvrent des panneaux voisins, parfois situés dans des endroits d’accès difficile. Le même phénomène se retrouve sur des supports lithiques de petite taille, des plaquettes ou des galets gravés. Ces « vides » intentionnels, tout comme les « trop-pleins » des superpositions graphiques, représentent un choix dont la signification nous échappe, même s’il est certainement rempli de sens.

Comment interpréter, par ailleurs, les représentations volontairement tronquées, l’absence de certains éléments du bestiaire, alors que les vestiges fauniques indiquent leur présence dans l’environnement proche, l’utilisation sélective de certains taxons pour l’élaboration de parures, sans que le facteur « conservation » puisse être évoqué ? Toutefois, cette problématique ne se limite pas aux périodes paléolithiques : on ne peut que constater la « discontinuité » mésolithique dans la tradition millénaire des manifestations graphiques, suivie d’un foisonnement au Néolithique/âge du Bronze, phénomène très codé et territorialement diversifié (mégalithes décorés, gravures et peintures rupestres, pétroglyphes, statuettes anthropomorphes, ornements et parures personnelles).

Bien évidemment, il nous manque le corpus des représentations éphémères, des traces de pratiques utilisant comme support des matériaux périssables (bois végétal, cuir, argile, graines, colorants végétaux), mais c’est là une difficulté qui est inhérente à toutes les spécialités de notre discipline. Parfois, leur empreinte a laissé une trace visible, même très ténue ; d’autres fois, c’est le recours à des analyses physico-chimiques qui nous permet de déceler un résidu microscopique. Seul le croisement des approches multiples peut apporter un éclairage qui alimente les hypothèses d’interprétation et permet de passer ainsi du tracé isolé du geste graphique à la définition d’une tradition symbolique.


Qui est in, qui est out ? Refus et diffusion des innovations préhistoriques

L’individu invente par la découverte de nouvelles propriétés, par processus créatif ou parce qu’une demande du contexte socio-culturel et/ou environnemental l’incite à̀ mettre en place des solutions à un problème, de nouvelles méthodes, techniques, outils, habiletés, de nouveaux modèles ou de nouvelles valeurs. Lorsqu’une invention dépasse le niveau individuel et affecte à terme tout ou partie d’une société, alors elle est devenue un phénomène collectif et entre dans le registre de ce que l’on nomme l’innovation. Qu’elles les engendrent ou qu’elles les reçoivent, les sociétés sont toujours touchées par une innovation sur le plan structurel, mais, fait notable, il se peut aussi qu’une innovation soit réprimée, voire qu'elle échoue dans certains contextes.

C’est précisément ce que veut explorer cette thématique, qui par la présentation de communications de synthèse, propose d’envisager différents exemples de non-adhésion à une innovation, durant la Préhistoire et la Protohistoire. Il s’agit plus particulièrement de s’interroger sur les conditions qui empêchent la diffusion d’une nouveauté, permettent son refus. Parfois, car les potentialités offertes par le milieu sont incompatibles avec le développement d’un changement ou qu’un certain déterminisme géographique contraint les sociétés, dans des zones refuges, à demeurer conservatrices et à ne pas adhérer aux innovations. Aussi, car toute société́ définit les termes de ce qui est acceptable. Une population donnée peut négliger une innovation car cette dernière n’est pas conforme à la norme et aux usages. Les phénomènes de résistance culturelle prévalent alors face à̀ la perspective de nouvelles orientations économiques, sociales. Enfin, la mise en concurrence entre de grands centres producteurs (métallurgiques, céramiques, lithiques par exemple) peut maintenir des frontières sociales, économiques, culturelles. Il suffit que des monopoles priment en un lieu donné pour qu’une innovation ne soit pas admise, voire au contraire mise en rivalité́.

Qui est in, qui est out ? Quels en sont les déclencheurs ? Quel est le statut des groupes où une nouveauté n’a pas réussi ? Et enfin, quelles sont les incidences économiques, sociales ou culturelles pour une société qui n’a pas adhéré à une innovation ?


Les manques dans les productions matérielles : quelles inférences ?

Deux événements conditionnent l’identification d’un artefact comme vestige archéologique : son extraction, volontaire ou fortuite, du cycle « normal » de production et d’utilisation (dépôt funéraire ou non, perte, catastrophe, abandon, rejet, etc.), puis sa découverte et son enregistrement par les archéologues. Mais notre science doit aussi composer avec ces artefacts qui ne sont jamais devenus vestiges, du fait de leur disparition ancienne (détruits, dégradés, transformés ou recyclés) ou plus récente (refondus, dispersés sans avoir été déclarés, non identifiés par l’archéologue).

Les productions matérielles non périssables ont longtemps focalisé l’attention des archéologues, leur étude étant d’ailleurs aux origines de notre discipline. Mais celle-ci s’est décentrée des seuls objets pour considérer les éléments qui leur sont associés, leur contexte stratigraphique et leur environnement. En plus de leur potentiel informatif intrinsèque, les artefacts sont désormais admis comme des supports privilégiés permettant de questionner simultanément les cadres, les structures, les mécanismes et les motivations à l’œuvre dans leur production, leur utilisation, leur abandon et leur enfouissement.

Il demeure pourtant d’importantes zones d’ombre, notamment pour ce qui a trait aux gestes techniques et aux schèmes mentaux engagés dans la fabrication de ces artefacts, mais également concernant les mécanismes à l’origine de nouvelles productions. De même, des lacunes subsistent dans l’identification des modalités et des réseaux d’échanges, dont la part perceptible à travers les vestiges est infime, d’autant que l’hypervisibilité de certaines productions éclipse la perception d’autres beaucoup plus discrètes. L’une des réponses à ces manques a été de porter des regards croisés sur les matières premières brutes ou transformées (demi-produits et produits finis), en investissant des disciplines, méthodes et approches complémentaires. La recherche et l’identification de ces manques s’avèrent tout aussi instructives que l’étude des pièces conservées et permet de restituer dans toute leur complexité les cycles de fabrication et d’utilisation des productions matérielles pré- et protohistoriques.


Les matériaux périssables : nouvelles méthodes, nouveaux enjeux


Quoi de plus évanescent que les matières périssables pour un archéologue et qui plus est pour un préhistorien ? Leur disparition, sauf cas de conservation exceptionnel, induit de fait une perte d’informations considérable et donc préjudiciable à la connaissance des sociétés du passé. Que ce soit pour la culture matérielle, le bâti ou  l’alimentation, le registre ethnohistorique ou ethnologique montre en effet toute la richesse informative de ces matériaux que ce soit en termes de savoir-faire techniques, de normes culturelles ou encore de rapports au monde.  Plusieurs pans de la culture matérielle restent donc largement inconnus tandis que la diversité des ressources alimentaires est difficile à saisir à partir des vestiges archéologiques qui nous sont parvenus. Si les conditions de préservation de certains sites peuvent permettre exceptionnellement la découverte d’artéfacts en bois, de tissus ou encore de restes de vannerie pour ne citer que quelques exemples, renvoyant alors à des systèmes techniques largement inconnus pour les sociétés pré et protohistoriques, des équipements technologiques de pointe, de nouveaux marqueurs biologiques ou encore des référentiels actualistes sont autant de moyens qui permettent d’aller au-delà des  données acquises à partir des seuls vestiges archéologiques. Cette thématique abordera tous les types de matières périssables et fera une large place aux nouveaux outils méthodologiques, permettant d’accéder à ces sphères largement inconnues. En parallèle, l’objectif est aussi d’aborder ces systèmes non pas seulement d’un point de vue technoéconomique mais aussi sur un plan socioculturel.

 

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